Blog Poker # 1 en France

Mercredi 16 novembre 3 16 /11 /Nov 04:11

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Maintenant que les FCOOP sont terminés, il est temps que je revienne sur ma 5ème place lors de l’event #11 (tournoi à 200 € 6MAX) pour 8337.44 €.

Il s’agit bien évidemment de « The performance of my life » . Ce tournoi a lieu seulement quelques heures après que j’ai posté mon dernier article « La moutarde me monte au nez ». Le résidu de livetardise qui sommeille en moi me chuchote alors au creux de l’oreille que ça va tourner d’ici la fin des FCOOP. Rien de rationnel, je le consens… Pourtant, j’en suis persuadé : si j’arrive à monter des jetons rapidement dans l'un de ces tournois, il sera très compliqué de me les reprendre !

1062 entrants au départ. Plus ou moins le field moyen sur ces FCOOP. Seulement voilà, l’event 6-MAX est très certainement le plus dense en termes de qualité du field. Les vikings sont là ! Arrivés en masse sur des drakkars archi-bondés, certains qu’ils réussiront à tordre le cou aux coqs gaulois. Les meilleurs spécialistes français du 6-MAX MTT et cash-game sont également de la partie.

Dès ma 1ère table, je retrouve un Nordique à ma gauche. Bien décidé à ne pas me laisser marcher sur les pieds, je 4Bet rapidement ses tentatives de 3Bet avec des merguez de 1er choix ^^

Au poker, si les cartes ne font pas forcement le bonheur, on sait tous que recevoir des premiums y contribue grandement. Durant la 1ère heure, je reçois deux paires d’AA, les deux 1ères en une semaine de FCOOP. Je les rentabilise au mieux en quasi-déstackant les deux Sven Svensson. La rampe de lancement idéale pour la suite du tournoi.

Après ça, je change de table assez fréquemment. Les mauvais joueurs disparaissent les uns après les autres. Autant, il est tout à fait possible de passer entre les gouttes en full ring, autant en 6MAX, les calling stations sont très vite punies.

D’ailleurs, une fois j’en ferai l’amère expérience, je manquerai clairement d’agressivité lors d’un coup. Ayant floppé double paire alors que j’avais callé en big blind, je perds la moitié de mon stack en choisissant le mode check-call sur un scary board.

Survient alors mon 1er chattage. Je pousse entre entre 15 et 20BB en late position avec A8, payé par une paire , je touche l’AS à la river. Mon tournoi est relancé et je rentre en mode grind.  Puis, entre la 3ème et 4ème heure, survient le coup qui fera basculer mon tournoi vers les sommets. Je me retrouve all-in face à Sven Svensson # 44, situé à ma droite. J’ai KK, il a AA. Le setup inévitable ! Nos stacks sont  de taille équivalente, je le couvre à peine. Rien ne va plus jusqu’à cette miraculeuse Riverstar : un K bénni ! Me voilà dans le TOP10 ! Je ne lâcherai plus les 1ères positions les 6 heures suivantes. L’œil du tigre brille comme jamais !

Car, s’il y a une chose que j’ai appris à faire ces dernières semaines : c’est conserver un stack ! Je spew très rarement les jetons accumulés tout en étant capable de mettre beaucoup de pression sur les stacks adverses.

Parfois, je « m’autorise » quelques calls border-line, face à des petits tapis. Comme je l’avais expliqué dans un post précédent, lors de ces calls je suis souvent en 40/60. Mais entre les antes forts et la possibilité de faire grossir un petit plus mon stack, sans pour autant mettre mon tapis en danger, je choisi l’option risque. Quand ça passe, je peux accroitre la pression à la table par la suite. Quand ça casse, je reprends le grind et retrouve en général relativement rapidement les jetons perdus.

Pour illustrer ces propos, je vais vous parler d’un call que j’ai fait alors que je suis en batailles de blindes contre jm.optimise. Mais avant ça, comme vous pouvez l’imaginer, avoir Jessy à sa gauche est délicat. Non seulement, parce que Jessy est un excellent joueur, mais aussi et surtout parce qu’il est un ami et qu’il m’a coaché de nombreuses heures en début d’année. Se retrouver l’un à côté de l’autre alors qu’il reste  moins de 100 joueurs en lice, me déplait fortement… Je me dis alors qu’il va falloir faire avec, en espérant secrètement que la table casse rapidement.

Pourtant, arrive le coup que je n’avais pas envie de vivre. Après un fold général, j’open-raise en SB KTs, il insta-push son tapis constitué d’une quinzaine de blindes. Je ne me laisse pas le temps de réfléchir et call. Même, si je sais que sa range de push est beaucoup plus wide que celle du « joueur moyen », je sais aussi que je suis souvent derrière face à une pocket paire ou un Ax. Avec les antes, le field qui se réduit, mon gros tapis, l’équité de ma main, le % de mains marginales qu’il peut pousser, je choisi donc de caller sans hésiter, mais chagriné… Il a A8. Un T tombe au flop et j’élimine Jessy en 62ème position. Je ne sais pas trop quoi lui dire sur Skype, je suis clairement embêté de l’avoir éliminé. Nous n’échangeons pas un mot jusqu’au lendemain.

La suite sera un long chemin fait de sur-agressions sur les joueurs les plus agressifs et de pression constante sur les autres. On ne voit presque plus de flops. J’arrive à dominer la plupart des tables sur lesquelles je me retrouve. Les tables sont de plus en plus denses en sharks.  En 6-MAX MTT, pas le temps d’attendre les cartes, sinon c’est la petite mort assurée. Il faut  toujours essayer de profiter des spots qui se présentent, des joueurs scared money, être capable de placer des 4Bet avec des mains lolesques (même des 92o ^^) quand la situation s’y prête.

D’ailleurs, si je dois garder un coup en mémoire dans cette fin de tournoi, c’est un New-York Back Raise en bluff que je réalise sur Swen Swensson #158 ^^ Un joueur relance, je flat-call avec 74o. Avec pour plan de rere-raise le joueur nordique qui se trouve en BB. Comme prévu, il squeeze ! Le relanceur initial fold. J’entre alors en action en le sur-relançant. Le squeezeur laisse s’égrainer le timer de longues secondes, puis se résout à folder… Je me sens dans la peau d’un Rocky qui vient de trouver l’ouverture pour passer un uppercut tonitruant sur l’indestructible Ivan Drago (lol). Ma femme, soutient indéfectible, est assise à côté de moi depuis le début du tournoi… Ses yeux brillent.

Je sais que des joueurs aussi forts et agressifs soient-il, peuvent-être touchés psychologiquement, et douter à force de contre-coups répétés. Effet très perceptible de ce sentiment, les walks en ma faveur deviennent de plus en plus nombreux.

A 20 joueurs restant, la tension est très palpable. Les joueurs ne lâchent rien. Parfois nous nous retrouvons à 4 sur la table. Je joue longuement à la table de TouchFrench, un Français expatrié en Espagne. Un joueur très difficile à manier. Je le croise de temps à autre sur les tables de PS.fr, c’est un joueur ultra-agressif ! La grande majorité des mains sont 3 et 4Bet. J’arrive cependant à grinder la table et à le remonter, pour me positionner et rester dans le TOP2 ou 3. Les soutiens Skype, FaceBook, Chat, Club Poker sont très nombreux et me poussent inexorablement à aller chercher mon one time !

Si techniquement et niveau expérience sur fins de gros tournois, je suis très certainement l’un des plus en retrait parmi les joueurs restants, je sais que le mental dans ces moments-là joue un rôle déterminant. J’ai joué beaucoup de tables finales ces dernières semaines et sais comment appréhender au mieux les demi-finales pour être aux avant-postes l’heure venue. Finalement, au petit matin, cette table finale arrive. Constituée de Lynch (Damien Rony), Thiness (un joueur du Club Poker), TouchFrench, Anaelka, Petit Prince (le très bon Sven Svensson de service) et moi-même.

SSTF.png Les tapis sont relativement équilibrés. Assez rapidement, Petit Prince se retrouve à tapis contre Thiness avec AK contre 77. Les 7 tiennent et le Suédois est éliminé. Puis je trouve AJ au bouton. J’open-raise. TouchFrench me 3Bet dans les blindes. J’ai un peu plus de 30 BB devant moi. Sa range de 3Bet est très large. Je choisi l’option agressive et 4Bet pour environ 30% de mon tapis. Je suis commit, quoiqu’il arrive, je sais que j’irai au bout du coup. Il insta push son tapis pas beaucoup plus imposant que le mien. Je call immédiatement. Il retourne 99. Ces fameux 9… Ceux qui ne m’ont pas souri depuis le début de ces FCOOP. One time pour le coin-flip le plus important de ma courte carrière de joueur ! Le flop, puis la turn et enfin la river tombent. Le couperet également… Je suis éliminé.

Passé la courte mais intense déception, je ne regrette pas le coup. Je visais la victoire finale et ses 32.5K€. Madame La Chance en a décidé autrement. Je n’oublie pas qu’elle m’a servi en début de tournoi. Mes FCOOP sont réussis. Une heure plus tard, j’ai RDV au collège avec la prof de Latin de mon fils. Alea jacta est…amen !

Par Xewod - Publié dans : Gains - Communauté : Poker en ligne
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