Blog poker # 1 en France

Mercredi 8 février 3 08 /02 /Fév 08:15

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Comme vous avez pu le constater, mon blog est resté inanimé depuis plusieurs semaines. Mon dernier billet revient sur ma 1ère journée du WPT Venise. La suite est quasiment terminée. Je la posterai dans quelques jours, si toutefois cela intéresse encore quelqu’un (lol).

Depuis, nous avons changé d’année. Fin 2011, j’ai lancé un défi à tous les grinders français sur le Club Poker. En effet,  j’ai dit que j’étais prêt à parier 2000 € contre n’importe quel joueur sur le TLB2012 Pokerstars (Tournament Leader Board). Plus clairement, que je finirai devant n’importe qui au classement qui relèverai ce défi. Finalement 4 joueurs se sont manifestés et nous nous sommes mis d’accord pour un winner takes all du 1er janvier au 30 juin. Tout le monde met 2000€ dans le pot et celui aura le plus de points au classement au 30 juin, repartira avec 10 000 €.

Autant vous dire de suite que ces 4 joueurs ne sont pas les 1ers venus. Tous des sharks. Leur pseudo : mezmerize007, Win21 X, Hooligan_R19 et Golddfish.

Un petit plus d’un mois après le lancement du challenge, cela se passe au mieux pour moi, puisque je suis devant les 4 autres. J’ai même été 1er au classement TLB annuel une dizaine de jours de fin janvier jusqu’à avant-hier.

J’ai d’ailleurs dressé le bilan de ce mois de grind sur Club Poker, dans un post que vous pouvez retrouver ici.

En ce début février, j’ai ralenti un petit peu la cadence pour mieux reprendre. Ainsi, j’ai lancé une nouvelle opération de staking. Tout lecteur de ce blog peut, s’il le souhaite, prendre des parts dans cette nouvelle aventure. Voici le détail de l’offre :

Cette fois, j'ai décidé de créer plusieurs packs. Ainsi vous pouvez acquérir des parts, sur le ou les packs de votre choix. Les parts ont une valeur unitaire de 10€. Il n'y a pas de minimum de parts à acheter.

Pack #1 : Turbo

Ce pack comprend tous les tournois turbo à 50€ et plus que je disputerai sur Pokerstars à concurrence de 5000 €.


Soit les tournois : Need for Speed XL (100€), le tournoi 50 € Turbo de 00h15, le Night on Stars Turbo du dimanche (100€).

Si d'autres tournois turbos à 50€ et plus apparaissent dans la grille Pokerstars, ils seront bien entendu inclus de facto dans ce pack.

Durée estimée : 25 jours une fois le staking bouclé. Le taux est de 1/1. Donc, si je fais 20 000 € de gains et que vous avez investi 100€ (10 parts) par exemple, vous gagnerez 20000*10/500 = 400 €.

Je mets en vente 250 parts à 10€ (20 parts encore disponible à ce jour). Je finance donc sur mes propres fonds 2500 € de tournois sur ce pack.

Pack #2 : 6-MAX

Ce pack comprend tous les tournois 6MAX à 50€ et plus que je disputerai sur Pokerstars à concurrence de 5000 €.

Soit les tournois : We are 6MAX (150€), Daily Fifty (50€), Sunday 6MAX (200€).

Si d'autres tournois 6MAX à 50€ et plus apparaissent dans la grille Pokerstars, ils seront bien entendu inclus de facto dans ce pack. Durée estimée : 25 jours une fois le staking bouclé. Le taux est de 1/1.

Donc, si je fais 20 000 € de gains et que vous avez investi 100€ (10 parts) par exemple, vous gagnerez 20000*10/500 = 400 €.

Je mets en vente 250 parts à 10€ (30 parts encore disponible à ce jour). Je finance donc sur mes propres fonds 2500 € de tournois sur ce pack.

Pack #3 : High-stakes

Ce pack comprend les tournois Night on Stars (inclus celui du lundi à 300€*) et High Roller quotidien à 300 € que je disputerai sur Pokerstars à concurrence de 8000 €.

Durée estimée : 20 jours une fois le staking bouclé. Le taux est de 1/1.

Le taux est de 1/1. Donc, si je fais 30 000 € de gains et que vous avez investi 100€ (10 parts) par exemple, vous gagnerez 30000*10/800 = 375 €.

Je mets en vente 400 parts à 10€ (137 parts encore disponible à ce jour). Je finance donc sur mes propres fonds 4000 € de tournois sur ce pack.

* Le Night on Stars du lundi est un tournoi 1 rebuy 1 addon. J' achèterai le rebuy d'entrée Dans le cas où je n'atteindrais pas la période addon, les 100 € qui ne seront pas utilisés seront reversés dans le pack et je disputerai donc un tournoi à 100 € supplémentaire.

Réservation :

Comme je vous le disais plus haut, vous pouvez choisir d'investir sur le pack 1, 2 ou 3 au choix. Ou 2 packs, ou les 3 packs.

Il vous suffit de me spécifier combien de parts vous souhaitez acquérir sur les packs de votre choix. Je vous pré-reserverai les parts dans l'attente de votre réglement.

Pour plus d’infos ou reserver vos parts n’hésitez pas à me contacter : chris@xewod.fr

Suivi des résultats :

Les stakers auront accès à un tableau partagé avec l'ensemble de mes résultats et les gains en découlant.

 

Je remercie d'avance tous ceux d'entre vous qui me rejoindront dans cette nouvelle aventure ;)

Par Xewod - Publié dans : Divers - Communauté : Poker en ligne
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Vendredi 23 décembre 5 23 /12 /Déc 20:00

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Mercredi 14 décembre au matin : comme très (trop) souvent, je n’ai pas dormi une seule minute de la nuit. En effet, le nolife que je suis ne peut s’empêcher d’allumer son PC quand la nuit s’invite. Pas spécialement stressé par le tournoi que je dois jouer dans quelques heures, mais ces 30 dernières années passées derrière un écran ont fait de moi un addict inconditionnel du clavier.

Mentalement, je suis prêt. Je me suis préparé à jouer un gros event depuis longtemps. Ces dernières semaines, j’ai accentué le travail. Très difficile à décrire en quelques lignes, mais je me suis conditionné jour après jour. Mon fort intérieur est persuadé que je suis en route pour faire une performance. Vous allez surement me dire que tout joueur qui s’aligne sur un tournoi est persuadé de la même chose… Très certainement, mais j’ai toujours été différent, la part d’irrationnel en moi me dit que c’est certain, que je vais frapper fort en cette fin de semaine Vénitienne !

D’ailleurs, je sais que quand j’ai annoncé que j’allais jouer un WPT, beaucoup se sont dit : « OK, il deep-run sur les tournois PS.fr depuis quelques mois, mais quand même ! ». Mais voilà, j’ai toujours été ainsi, toujours voulu repousser les limites et souvent été là où personne ne m’attendait. Illuminé je suis, illuminé je resterai…

Après les 2 ou 3 cigarettes qui font office de petit-déjeuner depuis si longtemps, je prends ma douche. Avant de quitter la chambre, je dis à ma femme « Si tu ne me vois pas revenir avant 16h, viens au casino ! Je serai tout en haut du classement ! ». Depuis quelques jours, nous venons de fêter nos 16 ans de vie commune, elle me connait par cœur. La seule qui me connait vraiment d’ailleurs. La seule personne qui ne m’a jamais pris pour un fou. Celle qui m’a toujours suivi dans mes délires. Celle avec qui j’ai vécu à Paris, Marseille, Toulouse, Lyon, New-York, Montréal et à qui j’ai dit un beau matin « Et si nous allions habiter dans la Creuse pour que je joue des freerolls et élever des brebis ? ». 10 jours plus tard nous emménagions dans un hameau où nous sommes les seuls habitants, alors qu’elle n’avait jamais passé plus de 2 jours à la campagne. Je ne suis pas matérialiste, je ne joue pas au poker pour l’argent, je ne joue pas au poker pour la gloire, pas plus que pour les titres. Je joue pour lire de la fierté dans ses yeux et dans ceux de mon fils. En 16 ans, 100 fois je suis monté tout en haut, 100 fois je suis tombé tout en bas, 1000 fois elle m’a relevé. Elle a toujours accepté ma mégalomanie et mes excès en tout genre.

Je frappe à la porte de Jessy et nous partons pour le casino. Une fois sur place, comme toujours avant de jouer, je bois quelques verres de vodka. Puis, il est l’heure d’aller dans la salle de tournoi. Le day1B du WPT va commencer dans quelques minutes. Jessy connait Arnaud « Frenchkiss » Mattern, il me le présente. En effet, ils ont fait partie de la même équipe en début d’année lors des championnats du monde de poker par équipe aux Bahamas. Nous échangeons quelques banalités. Je lui dis que j’ai beaucoup aimé le cours qu’il avait dispensé dans La Maison du Bluff. C’est alors, qu’un jeune homme s’invite dans la discussion. Un français, un certain Yoh Viral. Un jeune homme d’une vingtaine d’années, tout aussi sympathique que survolté.

Puis le directeur de tournoi nous invite à nous assoir. Je suis à la table #2. Pour le moment, un seul et unique adversaire a également pris place. Un certain Frenchkiss ^^ Bon, typiquement le genre de joueurs que l’on préfère éviter pour son 1er WPT, mais je vais devoir composer avec. Nous remplissons les formalités d’usages (autorisations en tout genre) et la table se garnit peu à peu. Nous sommes 2 français, 6 Italiens et est également assise une jeune femme étrangère qui aura son importance dans la suite de ce compte-rendu.

La partie commence. Comme souvent en live, il me faut quelques mains pour me sentir à l’aise. Je n’ai jamais été doué avec mes 10 doigts (lol). La manipulation des jetons reste un mystère intégral pour moi, même après un certain nombre de tournois live. En revanche, ce que je sais faire depuis tout petit, c’est analyser les gens qui m’entourent. Décrypter leurs attitudes, pour essayer de comprendre qui ils sont, comment ils fonctionnent. Le rythme du live est si lent que je m’amuse même à inventer des vies à mes adversaires. Je me parle à moi-même en permanence. « Tiens, celui-là est très certainement un amateur relativement aisé. Il doit être banquier. Oui, c’est un banquier, c’est sûr ! Le stylo dans la veste, la montre, les chaussures, les jetons méticuleusement empilés, ne trompent pas. Il doit avoir une certaine aversion pour le risque, il va falloir que je tente d’en profiter ».

Je regarde également, la façon dont misent mes adversaires. Leurs sizings, la rapidité du geste, le regard, la tête, le corps. Je constitue peu à peu une compilation des comportements de mes adversaires dans ma tête.

Rapidement, je constate qu’hormis Frenchkiss et un pro italien (plutôt nit), le niveau est assez faible. Ils veulent voir des flops ! Je me dis alors qu’ils vont devoir payer cher pour. La phase de 3Bet est enclenchée. Je ne les laisse pas respirer. J’attaque au moindre signe de faiblesse. Je sors la panoplie du joueur agressif. Raise, reraise, rereraise, bluff sur les boards en multiways, tout est bon pour les faire décrocher. J’accumule rapidement les jetons. J’évite soigneusement d’aller à la confrontation contre Frenchkiss. Non pas parce qu’il est Français, mais parce que je sais qu’il est doté d’une lecture redoutable et qu’en plus d’être un très bon joueur de MTT live, il a 10 000 fois plus d’expérience que moi. Je sais que la moindre de mes erreurs contre lui pourrait me couter très cher. Je le laisse grinder, il me laisse grinder…  

Arrive un coup où je relance UTG (je crois) A7d. Un joueur à ma gauche 3Bet. Un joueur dans les blinds paie. Je dois avoir 400BB. OK, on y va ! Baby flop avec 2 carreaux et un 7. Check, check, bet. Je décide de check raise. Il me reraise all-in. Son tapis ne met pas le mien en danger, mais il me ferait du bien. Si je perds le coup, je suis encore pas si mal. Je sais que vu le déroulement du coup, je fais souvent face à une overpaire. J’espère juste qu’il ne s’agit pas d’AA (mon blocker me rassure néanmoins ^^), ce qui m’ôterai des outs. Une situation que je connais par cœur online. Avant de voir ses cartes, je sais que je joue dans l’idéal 9 carreaux, 3 AS et 2 7. En coin-flip légèrement favorable. On y va pour le gamble ! Il montre KK sans carreau. Le 7 tombe au turn !

C’est alors qu’un journaliste vient dans mon dos pour compter mon stack. Enfin comme il peut, les piles sont inégales et mélangées (lol). Je me retrouve dans mon bordel, c’est le principal ^^ Il me glisse alors dans l’oreillette que je suis chipleader.

Les heures passent et mon stack ne fait que grossir. A l’une des pauses, je fais la connaissance de Kzouls. Le vainqueur du TLB Pokerstars 2010. Un jeune d’une 20aine d’années qui depuis s’est reconverti avec succès dans les hautes-limites cash-game. Le genre de personnes discrètes qui transpirent l’humilité. La marque des vrais champions pour moi. Il me dit vouloir pratiquer de plus en plus le live. Mon petit doigt me dit que nous n’avons pas fini d’entendre parler de ce petit prodige.  Du côté de Jessy, c’est plutôt la soupe à la grimace. Rien ne passe, un mauvais jour. D’ailleurs ces deux-là seront éliminés du tournoi avant même que nous n’atteignions le dinner-break.

Au dinner-break justement, j’ai aux environs de 110-120 K jetons. Jessy me prodigue ses conseils. Il reste 3 niveaux d’une heure à jouer, nous en avons déjà joué 6. Il a connu cette situation 2 semaines auparavant à Marrakech, avant de dilapider son stack dans les derniers niveaux. Il me dit de jouer le plus possible des coups sans variance et de préparer sereinement le Day2. Il est fatigué, il rentre à l’hôtel. Ma femme, quant à elle, n’est toujours pas arrivée. Je m’inquiète. Je retourne jouer. A vrai dire, à ce moment-là, je ne suis plus très lucide, oublie rapidement les conseils de Jessy et repart tambour battant. Je continue mon agression et mon stack gonfle aux alentours de 180K. Je passe même un 5Bet à Frenchkiss (brag). Les joueurs à ma table son agacés, je le sens très clairement. Puis, je me retourne pour la 1000ème fois et vois enfin ma femme derrière le rail. Je me lève immédiatement et me dirige vers. Elle me sourit et me dit « Toi, tu es chipleader ! ».

Après effusions en règle, à faire pâlir n’importe quel comédien italien, je retourne à ma place. Je me dis que la journée touche bientôt à son terme et que je dois calmer le jeu. Pourtant, je ne peux pas m’en empêcher. Je suis fatigué, je m’ennuie si je reste inactif. Alors, quand je découvre K4s en middle position, je décide de raise. Le genre de mains que l’on sait qu’il va très certainement falloir tourner en bluff si on est amené à jouer un board. Un joueur flat-call. Un joueur à qui j’avais pris 70% de son son tapis au flop lors d’un coup précédent et qui avait fold sur mon bet turn (lol). Bref, un profil calling-station par très inquiétant. Une jeune femme italienne qui venait de s’assoir et jouait donc sa 1ère main décide de me 3Bet. Je n’y crois pas un seul instant. Elle a l’air malicieux, de celle qui veut profiter de son arrivée et de son image de femme. Elle a un tapis plutôt conséquent, j’opte pour le 4Bet bluff. Le joueur qui m’avait flat call prend son temps et envoie son tapis !  La jeune femme sourit et fold (pour la petite histoire elle avait 74o). A ce moment-là je dis « Oh merde » ! Tout le monde comprend que je n’ai pas une premium dans l’histoire. Je suis commit au pot. Les journalistes s’attroupent, les joueurs des autres tables aussi. Quitte à avoir une image de merde autant qu’elle soit vérifiée par les cartes (lol). Je call. J’espère avoir tout de même un petit 30% dans l’histoire. Je n’aurais pas été mécontent à ce moment-là de voir un petit JJ ou QQ ! Aie, l’Italien montre AA. Nice flat trap commendatore ^^ Les Italiens gloussent, le Français vient de se faire prendre la main dans le sac. Même si les Italiens ont été plus que correct durant tout le séjour, on connait tous la rivalité qui oppose nos 2 pays quand il s’agit de compétition. Les joueurs de la table racontent le coup aux journalistes qui ne l’ont pas vu intégralement. Bien que je ne comprenne rien, j’entends à maintes reprise le terme de « Il spewer francese » quand ils racontent le coup. Surnom que les forums italiens reprendront pour raconter la main. Mon pseudo transalpin venait d’être inventé, il ne me quittera plus jusqu’à la fin du tournoi. Peu importe me dis-je, je n’ai même pas investi 10% de mon tapis dans l’histoire et me suis forgé une image ultra-dégelasse dont j’espère bien profiter par la suite.

La main suivante ou celle d’après (je ne sais plus trop), je trouve AKs en fin de position ! Yes cette fois une vraie main. L’autre jeune femme de la table 3Bet dans les blindes. Une fois encore, je 4Bet. Alors, elle part dans un cinéma pas possible. Elle me dit « Pourquoi tu joues comme ça, pourquoi il faut toujours que tu relances, j’en ai marre de toi ! ». Son skecth dure de longs instants, une fois encore les journalistes rappliquent. Elle répète en anglais : j’en ai marre, j’en ai marre et pousse son tapis ! Je ne réfléchis pas, je call (lol). Bon après 4Bet call K4s, je me vois mal fold AK (ninja). Cette fois c’est toute la salle qui est autour de la table. Elle retourne ses cartes : AA again ^^ A vrai dire, je ne suis pas tant étonné que ça. M’enfin, prendre AA en face deux fois consécutivement sur des 4Bet, ce n’est pas tous les jours en live. Et puis, elle avait de vraies raisons d’être en tilt, et puis et puis… Cette fois tout le monde est hilare. Les photos fusent. Je me sens encore plus seul au monde que quelques minutes plus tôt. Je prends tout de même la peine de regarder fixement le board tomber. Bien sûr pas de miracle. Le site WPT fait même une vidéo au sujet de cette main. (à partir de la 27ème seconde). 1/3 de mon tapis s’envole dans l’histoire.

 

La dernière heure sera un calvaire inimaginable. Je rate tout, je n’arrive plus à compter ! Pas de coup notable, mais l’accumulation des pots perdus me fait tomber dans les 50 000 jetons. J’ai les yeux braqués sur le timer. Puis, le directeur du tournoi nous informe qu’il reste 4 mains à jouer avant la fin de la journée. Je suis à un tel point de tilt que ces 4 mains résonnent dans ma tête comme des dizaines d’heures à jouer. A la maison, je balance mon écran contre le mur s'il faut, comme ça m'est arrivé tant de fois, ici je me sens pris au piège. Je suis quasi-persuadé que je vais bust lors de l’une de ces 4 mains. Pourtant, j’ai encore 50K sur des blinds 400/800. Je n’ai plus un once de lucidité. Je vais voir ma femme qui me dit « Demain tu reprends avec 50 BB, accroche-toi, il faut que tu t’accroches ! Quitte à ne pas regarder les 4 dernières mains ». Finalement, les 4 mains qui m’ont semblé durer des heures finissent par passer. Je fais les comptes comme je peux, mets tout dans le sac et repart à l’hôtel meurtri tel un boxeur qui vient de prendre un KO dans le dernier round alors qu’il a dominé tout le match ! A suivre…

Par Xewod - Publié dans : Divers - Communauté : Poker en ligne
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Mercredi 21 décembre 3 21 /12 /Déc 09:42

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Tout commence il y a quelques semaines. Alors que je suis au téléphone avec Jessy aka jm-optimise, celui-ci me fait part de son intention de participer au WPT Venise. Rapidement, je comprends tout l’intérêt que ce tournoi pourrait avoir pour moi. Un buy-in « abordable » pour un WPT, un field restreint plutôt soft pour un gros tournoi selon Jessy, pas de medias français sur place, une ville dans laquelle je ne suis jamais allé.

Bref, à peine raccroché le combiné, je décide de participer. Bon voilà, même si j’ai les fonds disponibles suite à mes récents résultats online, la somme est tout de même complètement hors BRM pour moi. Une nouvelle fois, je décide donc de faire appel au staking. Une partie de mes stakers habituels acceptent de suite ma proposition. D’autres me disent que s’engager sur un one time est trop risqué, ce que je comprends d’ailleurs parfaitement.

Avion et réservation d’hôtel effectués, me voilà donc prêt à partir disputer mon 1er WPT. A vrai dire, j’avais déjà disputé un tournoi d’un buy-in équivalent il y a deux ans à Marrakech. Qualifié via un sat offert par le casino Essaidi, j’étais passé pas très loin de l’ITM. Une époque lointaine. Depuis, j’ai apporté de nombreuses modifications dans mon jeu, beaucoup appris en écoutant des joueurs talentueux, regardé les meilleurs sur le net et beaucoup réfléchi pour apporter de nombreux ajustements. Et puis, bien entendu, Jessy m’avait beaucoup appris en début d’année lorsqu’il m’a coaché. Malgré l’échec retentissant de mes résultats à l’époque.

En live, je restais sur trois tournois plutôt réussis. Deux victoires (une à Riga et une à Clermont) et un autre à nouveau à Clermont lors duquel j’avais rapidement pris le chiplead dans un tournoi à 200 joueurs avant de complètement spew en manquant un hero call bancal et après avoir perdu un 70/30. OK, les buy-in étaient petits, les fields peu importants, mais peu importe, je savais que la machine était en marche. D’ailleurs, lors de ma victoire à Clermont en septembre, un joueur m’avait lancé : « Je ne sais pas d’où tu viens, mais ici on ne joue pas comme ça ! ». Cette façon de jouer qui consiste à mettre beaucoup de pression à la table, m’a permis ces derniers mois de monter beaucoup de gros stacks online. Sur internet, je joue souvent 10 tournois et plus. Les décisions ne sont pas toujours optimales, loin de là, je fais souvent de la merde ^^ Mais depuis quelques mois, je sais qu’une fois autour d’une seule table live, je suis capable d’analyser de nombreux paramètres. Je me suis d’ailleurs toujours forcé à jouer sans tracker en MTT pour  me forcer à analyser les joueurs de mon propre chef et être prêt à disputer des tournois live.

Bref, revenons-en à nos gondoles. Mardi dernier, vers 4 heures du matin, je prends la route pour Lyon. En milieu de matinée, j’arrive à l’aéroport Saint-Exupéry. J’y retrouve Jessy, qui lui a fait le voyage en TGV depuis Avignon. 13h, l’avion décolle. Un petit peu plus d’une plus tard nous voilà à Venise. Direction l’hôtel choisi par Jessy. Un superbe hôtel à quelques mètres du casino. Le tout pour un prix introuvable en France. En effet, suite à la crise que traverse l’Italie, le gouvernement a demandé aux commerçants de pratiquer des prix attractifs pour relancer l’économie.

Alors que nous mangeons un bon plat de pâtes, Jessy me lance : « tu vois les bad beats quand tu voyages, c’est du passé ! ». Juste parès le repas, nous décidons de nous rendre au casino afin de régler notre buy-in pour le lendemain. Et hop, le bad-beat Xewodien est au RDV ! Le casino n’est pas le bon ^^ Il n’est pas celui indiqué sur le site officiel WPT, celui qui avait accueilli l’édition précédente du WPT Venise. WTF ? Sur le coup, je crois à une blague du réceptionniste du casino de Venise et lui demande de me répéter la chose plusieurs fois. Je fais mon Français. Mais non il ne déconnait pas le mec : il nous faut prendre un bateau qui lui va nous emmener sur la terre ferme afin que l’on monte dans un taxi qui lui va nous emmener au Casino de Venise. Ben ouais, celui-là aussi s’appelle Casino de Venise. Même nom, même logo, mais bien plus récent. Et puis, pas du tout à côté, à 30 KM ! Les économies faites sur l’hôtel, viennent tout à coup de prendre du plomb dans l’aile à coup de 40 € par trajet simple en taxi.  

Arrivés sur place et après une tonne de procédures, nous avons enfin accès à la salle de poker du casino. J’y vois assise Mme Roger (lol), attendant patiemment que son joueur de poker de mari ait terminé sa journée. Sa 1ère phrase sera: « Ahah ! Toi aussi tu t’es fait avoir ». Je comprenais que même « The Big Roger » avait été piégé par le manque de clarté concernant le lieu où se déroulait le tournoi. De quoi se sentir moins débile d’un coup ^^

Je vois aussi Rudy, le plus Français des Italiens, un directeur de tournoi qui officie très souvent dans l’hexagone et au Maroc, devenu depuis quelques mois le Matt Savage des WPT européens. Il nous indique la procédure d’inscription. Ce que nous faisons dans la foulée. 3300 € remis à un « Men in Black », aussi souriant qu’une porte de prison. 3300 € qui ont toutes les chances de partir en fumée  dès le lendemain. A suivre…

Par Xewod - Publié dans : Divers - Communauté : Poker en ligne
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Samedi 3 décembre 6 03 /12 /Déc 20:07

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En discutant avec Jessy, celui-ci m’a fait part de sa participation au WPT Venice qui aura lieu du 13 au 18 décembre. Rapidement, l’envie de me joindre à lui me titille. Il faut dire que je n’ai pas joué en live depuis un moment. Enfin, pas joué un tournoi d’envergure depuis plusieurs mois. Et puis, de l’Italie, je ne connais pas beaucoup plus que les marchés de Vintimille et San Remo (lol).

Je suis en good-run, une fois encore, je me dis qu’il faut que j’en profite. Pas de rationalité dans mes propos bien entendu, mais c’est comme ça ^^ En langage Big Roger : les piques sont en forme en ce moment, alors on y va !

Faut aussi avouer que les gros billets vont se chercher sur ce genre d’events. Et puis, grinder online c’est bien, mais c’est usant. Le live a des charmes indéniables. Et je ne parle pas des masseuses italiennes ^^ Toujours très drôle d’observer et de décrypter les comportements des livetards, surtout quand comme moi, on ne comprend pas leurs codes. Avec les Italiens, je suis sûr d’avoir ma dose de comedia del arte aussi interminable que grotesque.

A cette occasion, je vais une nouvelle fois faire appel au staking. Sous une forme un peu différente des fois précédentes ou j’ai offert du 1/1. En effet, je vais opter pour un full staking. Je m’explique :

-  Un tournoi live a des frais annexes conséquents (vodka, trajet, hôtel, etc) que je vais devoir supporter à 100% et qui dans ce cas va représenter aux alentours de 40% du montant du buy-in de 3300 €.

- Je vais donc mettre en vente 330 parts à 10 €.

- En cas d’ITM le buy-in sera tout d’abord remboursé aux stakers au prorata du nombre de parts acquises. Puis 50% pour les stakers et 50% pour moi sur la part de profit.

- Exemple : Un staker a acquis 33 parts à 10 € (10% du buy-in). Je fais un ITM à 20 000 €. Je vais soustraire 3300 € à 20000 €, soit 16700 € de profits. Le staker aux 10% recevra donc : 330 € pour le remboursement du buy-in + (16700/2)*10% = 330 € + 835 € = 1165 €.

Bien entendu, la priorité ira aux stakers qui m’ont fait confiance online lors des opérations précédentes.

Dans tous les cas, sachez qu’un staking est rarement gagnant. Pas très vendeur, mais je préfère être honnête. Ici, l’idée principale est de pouvoir suivre un joueur pour quelques euros lors d’un gros event. Moi-même, j’ai à plusieurs reprises staké des joueurs amateurs ou pros sur des tournois live. Je n’ai jamais gagné un euro, mais je n’ai jamais regretté. Ce fut toujours un plaisir de les suivre sur les coverages.

Bien entendu, ceux qui me connaissent savent que mon but sera d’aller chercher les gros billets. Je ne connais pas la signification du mot scared money (lol). Que le tournoi soit à 1 ou 3000 €. De plus, je pense ne pas avoir un niveau qui soit inférieur au niveau moyen d’un field live. On ne parle pas de l’EPT de Copenhague.

Bon OK, je ne sais pas faire un chip-trick à un jeton. Je n’ai jamais su empiler plus de 5 jetons. Mais, j’ai confiance en moi et en ma lecture. Et en live bien plus que sur internet, c’est un facteur déterminant, car les indices sont plus nombreux.

Donc voilà, vous savez tout. Si vous êtes nouveau stakers, vous pouvez m’envoyer un email à : chris@xewod.fr . Je vous indiquerai la marche à suivre. Les anciens stakers peuvent également me contacter, mais je leur enverrai un email de toute façon. Merci d’avance à tous ceux qui me suivront dans cette nouvelle. Ma devise: vincente è qualcosa 

Parts réglées :

jm.optimise - 33 parts

drikc popop - 11 parts

Stéfal - 10 parts

Lucky2010 - 6 parts

Dav34 - 5 parts

Nateag - 5 parts

Shu - 5 parts

franckwpolo - 5 parts

Ricardoc - 5 parts

sALO - 5 parts

KKof - 4 parts

Mad Thorgal - 3 parts

IFU - 2 parts

Audreylisa - 2 parts

Andrea - 1 part 

Rincevent - 1 part

Betonline06 - 1 part

Parts réservées :

Bob Vegas - 36 parts

AnotherK - 7 parts

Cupidotou - 5 parts

Debuquet - 3 parts 

Kipik - 3 parts

Benibern - 2 parts

Reste à vendre : 170 parts


Par Xewod - Publié dans : Divers - Communauté : Poker en ligne
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Vendredi 2 décembre 5 02 /12 /Déc 18:24

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Allez hop, maintenant que je suis redevenu un joueur régulier de poker, je vais m’efforcer de faire un bilan au moins mensuel de mes résultats.

Ce mois de novembre aura bien évidement été marqué par les FCOOP, la série parmi les séries sur le .FR. Hier, en lisant le chat de l’un de mes tournois, un joueur demandait à un autre « tu as fait une perf sur les FCOOP ? ». L’autre a répondu : « les FCOOP, c’est surtout la meilleure invention pour cramer sa bankroll ». Ce reg PS avait résumé en une phrase ce que sont réellement les FCOOP. Une série de tournois très chers qui peut faire saigner du nez la plupart des bankrolls.

Personnellement, je n’envisageais pas de les disputer sans staking. Et encore avec 2900€ de tournois au programme, je savais que j’étais complètement hors Bankroll Management. Si ça peut couter très cher, je suis la preuve vivante, que cela peut aussi rapporter gros ! Ma stratégie élaborée avant les FCOOP a donc parfaitement fonctionné. A savoir, être prêt à prendre beaucoup de risques pour aller décrocher la timbale sur un tournoi. Quitte à sortir en moins d’une heure dans la plupart des tournois. Ben ouais, parce que viser un quelconque ROI sur une série aussi courte et aussi chère relève de la mission impossible. Nombreux ont été les participants pour très peu d’élus. Mes stackers sont repartis avec 3 fois leur mise initiale. Une histoire qui finit bien, malgré la déception d’être passé à côté du Main Event des FCOOP à 1000 €. Une somme qu’il allait bien falloir combler ! Une folie ce buy-in pour un tournoi online ^^

L’histoire de mon mois de novembre avait mal commencé. En plein bad-run depuis la fin octobre, j’étais sur une série de 200 tournois indigèste. En chute libre pour 3000€ de pertes ! Je suis vacciné depuis longtemps contre la variance, autant que l’on puisse l’être. J’ai tout vu comme dirait mon pote JFCEZ. Plus rien ne m’étonne. J’ai connu des années de disette. Mon seuil de tolérance était loin d’être atteint. Ce qui ne m’a pas empêcher de whiner auprès de quiconque voulait m’entendre, faut pas déconner non plus (lol).

Après les FCOOP, je m’octrois une semaine de break. Tout en préparant un nouveau staking sur une série de 60 tournois à 50 et 100 €. Une fois le staking bouclé, je reviens sur les tables de PS. Et là, c’est reparti pour le good-run. Les tables finales s’enchainent. Je me hisse dans les 1ères positions sur des tournois comptant parfois plus de 2000 joueurs. Preuve que les bons vieux donkaments des familles comme le Frenckiss ou le Big One ne peuvent résister à Chris Jésus. Malheureusement, je ne parviens pas à mettre le ballon au fond des filets en toute fin de tournoi. Autant, je sais que finir 9ème d’un tournoi à 200 joueurs n’est pas bien grave, car l’occasion se représentera très certainement. Autant faire une table finale sur un tournoi à plus de 2000 joueurs et gagner des clopinettes comparées à la 1ère place est rageant, car l’occasion ne se représentera peut-être jamais.

Du côté des tournois stakés. Je commence par 11 tournois sans ITM. Moi qui tourne habituellement à 25% d’ITM sur un sample de 900 tournois, je me dis qu’il va encore falloir que j’aille casser la baraque sur un ou deux tournois pour rendre la série de 60 tournois profitable. Entre mauvaises décisions et craquage de premiums, je n’y arrive pas. D’autant plus rageant que sur mes tournois annexes, tout se passe pour le mieux. 1ère lueur d’espoir il y a 4 jour avec une 8ème place sur 377 joueurs lors du Daily Fifty à 50 € pour un gain de 373 €. Deux jours plus tard, je récidive ! Cette fois boom ! Enfin une demi-perf avec une 4ème place sur le même tournoi pour 1168 € avec les chattages en règle qui vont bien. 373 + 1168 = 1541 €. La série de 30 tournois à 50 € est donc d’ores et déjà rentable après 9 de ces tournois. Les 21 tournois à venir ne seront donc que « du gras » (ou pas)

Reste les tournois à 100 € (Night on Stars et Sunday Special). Rien, nada, que dalle après 8 de ces tournois. Même pas l’ombre d’un deep-run. Bien que mon jeu soit certainement plus adapté au 6-MAX des Daily Fifty, je joue tout de même l’essentiel de mes tournois en full ring. Alors, il n’y a pas de raison (hormis la variance) qu’à un moment ou un autre je n’aille pas loin dans ces tournois à 100 €. Il me reste 22 vies pour aller chercher les gros biffetons (lol).

Le mois de décembre quant à lui commence pour le mieux avec deux tables finales hier. Un head’s-up dealé sur un 20€ pour 649€ de gains et une 4ème place sur le Caribbean Takedown pour 519 €.

Un petit récapitulatif du mois de novembre pour conclure. Réalisé avec le nouveau Sharkscope qui est plutôt pas mal foutu je trouve.

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Par Xewod - Publié dans : Bilan - Communauté : Poker en ligne
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Vendredi 18 novembre 5 18 /11 /Nov 03:08

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En break depuis quelques jours, je vais bientôt revenir sur les tapis verts virtuels de Poker Stars. Cool story bro !

Habituellement, je grind les tournois entre 3€R et 30€ sur PS.fr . Adepte d’une gestion de bankroll relativement rigoureuse, je ne m’autorise pas de jouer les Night on Stars, Sunday Special (sauf en cas de qualification) et  très rarement les tournois à 50 €.

Ces tournois me font bien évidement envie. Mais avec un seul tournoi à 100€ par jour sur PS, une bankroll peut rapidement être plombée et devenir « Night on Stars dépendante ». Variance très compliquée à lisser.

C’est pourquoi, j’ai lancé une nouvelle campagne de staking avec un programme prédéfini. 30 tournois à 100 € (dont au minimum 4 Sunday Special) et 30 tournois 6-MAX à 50 €, le tournoi Daily Fifty, qui, comme son nom l’indique, a lieu tous les jours. Le tout devrait être disputé sur une période de 35 à 40 jours.

60 tournois donc, pour 4500 € de buy-in au total. Comme pour l’opération de staking FCOOP, j’ai mis en vente 50% de ce montant, via des parts d’une valeur unitaire de 10 €, au taux de 1/1. J’ai tout d’abord proposé ce nouveau challenge à mes stakers FCOOP, tous ont répondu favorablement et ont donc acquis des parts. Près de 70% des parts ont trouvé preneurs par ce biais. Le reste a été vendu très rapidement suite à une annonce que j’ai passée sur Facebook.

Bien entendu, je souhaite remercier les « anciens » pour leur confiance renouvelée, mais aussi les « nouveaux » qui ont choisi de mettre quelques deniers sur le canasson que je suis. Parmi eux, des joueurs amateurs, des joueurs pros et des gens du milieu. Toujours très flatteur à vrai dire ^^

Si lors des FCOOP, je visais clairement le One Time, cette fois le nombre de tournois et les field plus réduits devrait me permettre de lisser un petit plus la variance et viser un ROI. Rien de scientifique dans tout ça bien évidement. Une série de 60 tournois sans ITM est tout à fait possible, tout comme 10 tables finales. J’exagère à peine !

Avec près de 25% d’ITM sur PS.fr sur 532 MTT depuis le 24 septembre (date de ma renaissance pokéristique (lol)), j’ai toutefois de bons espoirs de faire quelques deep-runs.

ROISS.png Bon OK, on retrouve des bons joueurs en plus grand nombre sur ces tournois. Toutefois, ces tournois sont accessibles par satellites, contrairement aux low buy-in que je dispute habituellement. Ce qui a normalement pour effet de diluer le niveau, mais aussi de retrouver une partie des joueurs qui est a priori plus scared money à l’approche de la bulle

Enfin bref, trêve de palabres ! Je devrais en toute logique débuter cette série de tournois dans les jours qui viennent. Bien évidemment, je continuerai en parallèle à grinder les petites limites. A suivre…

Par Xewod - Publié dans : Divers - Communauté : Poker en ligne
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Mercredi 16 novembre 3 16 /11 /Nov 04:11

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Maintenant que les FCOOP sont terminés, il est temps que je revienne sur ma 5ème place lors de l’event #11 (tournoi à 200 € 6MAX) pour 8337.44 €.

Il s’agit bien évidemment de « The performance of my life » . Ce tournoi a lieu seulement quelques heures après que j’ai posté mon dernier article « La moutarde me monte au nez ». Le résidu de livetardise qui sommeille en moi me chuchote alors au creux de l’oreille que ça va tourner d’ici la fin des FCOOP. Rien de rationnel, je le consens… Pourtant, j’en suis persuadé : si j’arrive à monter des jetons rapidement dans l'un de ces tournois, il sera très compliqué de me les reprendre !

1062 entrants au départ. Plus ou moins le field moyen sur ces FCOOP. Seulement voilà, l’event 6-MAX est très certainement le plus dense en termes de qualité du field. Les vikings sont là ! Arrivés en masse sur des drakkars archi-bondés, certains qu’ils réussiront à tordre le cou aux coqs gaulois. Les meilleurs spécialistes français du 6-MAX MTT et cash-game sont également de la partie.

Dès ma 1ère table, je retrouve un Nordique à ma gauche. Bien décidé à ne pas me laisser marcher sur les pieds, je 4Bet rapidement ses tentatives de 3Bet avec des merguez de 1er choix ^^

Au poker, si les cartes ne font pas forcement le bonheur, on sait tous que recevoir des premiums y contribue grandement. Durant la 1ère heure, je reçois deux paires d’AA, les deux 1ères en une semaine de FCOOP. Je les rentabilise au mieux en quasi-déstackant les deux Sven Svensson. La rampe de lancement idéale pour la suite du tournoi.

Après ça, je change de table assez fréquemment. Les mauvais joueurs disparaissent les uns après les autres. Autant, il est tout à fait possible de passer entre les gouttes en full ring, autant en 6MAX, les calling stations sont très vite punies.

D’ailleurs, une fois j’en ferai l’amère expérience, je manquerai clairement d’agressivité lors d’un coup. Ayant floppé double paire alors que j’avais callé en big blind, je perds la moitié de mon stack en choisissant le mode check-call sur un scary board.

Survient alors mon 1er chattage. Je pousse entre entre 15 et 20BB en late position avec A8, payé par une paire , je touche l’AS à la river. Mon tournoi est relancé et je rentre en mode grind.  Puis, entre la 3ème et 4ème heure, survient le coup qui fera basculer mon tournoi vers les sommets. Je me retrouve all-in face à Sven Svensson # 44, situé à ma droite. J’ai KK, il a AA. Le setup inévitable ! Nos stacks sont  de taille équivalente, je le couvre à peine. Rien ne va plus jusqu’à cette miraculeuse Riverstar : un K bénni ! Me voilà dans le TOP10 ! Je ne lâcherai plus les 1ères positions les 6 heures suivantes. L’œil du tigre brille comme jamais !

Car, s’il y a une chose que j’ai appris à faire ces dernières semaines : c’est conserver un stack ! Je spew très rarement les jetons accumulés tout en étant capable de mettre beaucoup de pression sur les stacks adverses.

Parfois, je « m’autorise » quelques calls border-line, face à des petits tapis. Comme je l’avais expliqué dans un post précédent, lors de ces calls je suis souvent en 40/60. Mais entre les antes forts et la possibilité de faire grossir un petit plus mon stack, sans pour autant mettre mon tapis en danger, je choisi l’option risque. Quand ça passe, je peux accroitre la pression à la table par la suite. Quand ça casse, je reprends le grind et retrouve en général relativement rapidement les jetons perdus.

Pour illustrer ces propos, je vais vous parler d’un call que j’ai fait alors que je suis en batailles de blindes contre jm.optimise. Mais avant ça, comme vous pouvez l’imaginer, avoir Jessy à sa gauche est délicat. Non seulement, parce que Jessy est un excellent joueur, mais aussi et surtout parce qu’il est un ami et qu’il m’a coaché de nombreuses heures en début d’année. Se retrouver l’un à côté de l’autre alors qu’il reste  moins de 100 joueurs en lice, me déplait fortement… Je me dis alors qu’il va falloir faire avec, en espérant secrètement que la table casse rapidement.

Pourtant, arrive le coup que je n’avais pas envie de vivre. Après un fold général, j’open-raise en SB KTs, il insta-push son tapis constitué d’une quinzaine de blindes. Je ne me laisse pas le temps de réfléchir et call. Même, si je sais que sa range de push est beaucoup plus wide que celle du « joueur moyen », je sais aussi que je suis souvent derrière face à une pocket paire ou un Ax. Avec les antes, le field qui se réduit, mon gros tapis, l’équité de ma main, le % de mains marginales qu’il peut pousser, je choisi donc de caller sans hésiter, mais chagriné… Il a A8. Un T tombe au flop et j’élimine Jessy en 62ème position. Je ne sais pas trop quoi lui dire sur Skype, je suis clairement embêté de l’avoir éliminé. Nous n’échangeons pas un mot jusqu’au lendemain.

La suite sera un long chemin fait de sur-agressions sur les joueurs les plus agressifs et de pression constante sur les autres. On ne voit presque plus de flops. J’arrive à dominer la plupart des tables sur lesquelles je me retrouve. Les tables sont de plus en plus denses en sharks.  En 6-MAX MTT, pas le temps d’attendre les cartes, sinon c’est la petite mort assurée. Il faut  toujours essayer de profiter des spots qui se présentent, des joueurs scared money, être capable de placer des 4Bet avec des mains lolesques (même des 92o ^^) quand la situation s’y prête.

D’ailleurs, si je dois garder un coup en mémoire dans cette fin de tournoi, c’est un New-York Back Raise en bluff que je réalise sur Swen Swensson #158 ^^ Un joueur relance, je flat-call avec 74o. Avec pour plan de rere-raise le joueur nordique qui se trouve en BB. Comme prévu, il squeeze ! Le relanceur initial fold. J’entre alors en action en le sur-relançant. Le squeezeur laisse s’égrainer le timer de longues secondes, puis se résout à folder… Je me sens dans la peau d’un Rocky qui vient de trouver l’ouverture pour passer un uppercut tonitruant sur l’indestructible Ivan Drago (lol). Ma femme, soutient indéfectible, est assise à côté de moi depuis le début du tournoi… Ses yeux brillent.

Je sais que des joueurs aussi forts et agressifs soient-il, peuvent-être touchés psychologiquement, et douter à force de contre-coups répétés. Effet très perceptible de ce sentiment, les walks en ma faveur deviennent de plus en plus nombreux.

A 20 joueurs restant, la tension est très palpable. Les joueurs ne lâchent rien. Parfois nous nous retrouvons à 4 sur la table. Je joue longuement à la table de TouchFrench, un Français expatrié en Espagne. Un joueur très difficile à manier. Je le croise de temps à autre sur les tables de PS.fr, c’est un joueur ultra-agressif ! La grande majorité des mains sont 3 et 4Bet. J’arrive cependant à grinder la table et à le remonter, pour me positionner et rester dans le TOP2 ou 3. Les soutiens Skype, FaceBook, Chat, Club Poker sont très nombreux et me poussent inexorablement à aller chercher mon one time !

Si techniquement et niveau expérience sur fins de gros tournois, je suis très certainement l’un des plus en retrait parmi les joueurs restants, je sais que le mental dans ces moments-là joue un rôle déterminant. J’ai joué beaucoup de tables finales ces dernières semaines et sais comment appréhender au mieux les demi-finales pour être aux avant-postes l’heure venue. Finalement, au petit matin, cette table finale arrive. Constituée de Lynch (Damien Rony), Thiness (un joueur du Club Poker), TouchFrench, Anaelka, Petit Prince (le très bon Sven Svensson de service) et moi-même.

SSTF.png Les tapis sont relativement équilibrés. Assez rapidement, Petit Prince se retrouve à tapis contre Thiness avec AK contre 77. Les 7 tiennent et le Suédois est éliminé. Puis je trouve AJ au bouton. J’open-raise. TouchFrench me 3Bet dans les blindes. J’ai un peu plus de 30 BB devant moi. Sa range de 3Bet est très large. Je choisi l’option agressive et 4Bet pour environ 30% de mon tapis. Je suis commit, quoiqu’il arrive, je sais que j’irai au bout du coup. Il insta push son tapis pas beaucoup plus imposant que le mien. Je call immédiatement. Il retourne 99. Ces fameux 9… Ceux qui ne m’ont pas souri depuis le début de ces FCOOP. One time pour le coin-flip le plus important de ma courte carrière de joueur ! Le flop, puis la turn et enfin la river tombent. Le couperet également… Je suis éliminé.

Passé la courte mais intense déception, je ne regrette pas le coup. Je visais la victoire finale et ses 32.5K€. Madame La Chance en a décidé autrement. Je n’oublie pas qu’elle m’a servi en début de tournoi. Mes FCOOP sont réussis. Une heure plus tard, j’ai RDV au collège avec la prof de Latin de mon fils. Alea jacta est…amen !

Par Xewod - Publié dans : Gains - Communauté : Poker en ligne
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Mercredi 9 novembre 3 09 /11 /Nov 06:39

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Le temps est venu de faire un 2ème compte rendu de mes FCOOP. Autant appeler un chat un chat : pour le moment, c’est la grosse merdasse !

Je vous avais laissé en ayant bust sur deux paires de 99 lors de mes deux 1ers events. Depuis, j’ai joué cinq events. Pas un seul ITM ! Pire, jamais je n’ai réussi à monter un stack. Encore plus pathétique, j’ai rarement passé la 1ère heure de jeu.

Moi l’ex-néo Mister Good Run, j’ai à nouveau endossé mon costume de Pierre Richard. Celui qui m’a tant fait de mal psychologiquement par le passé. Celui qui vous laisse croire que vous allez remporter le coup, et PAF la river ! Celui, qui vous rappelle que ce jeu, s’il peut être générateur de sensations uniques et inoubliables, à trop souvent pour vocation de vous envoyer de bonnes tartes dans la gueule.

2 novembre, Event 4 (100 € 4MAX) : a priori, pas mon format de prédilection pour ce tournoi qui promettait d’être le plus agressif durant cette quinzaine. Une pression permanente qui laisse que très peu de temps pour respirer. Comme lors de tournois précédents, je ne touche rien. Pas une paire en main, pas une paire au flop, pas un tirage, pas un bluff qui passe, rien ! Je ne me décourage pas pour autant. Au bout de 45 minutes de jeu, je me dis que j’ai bien fait d’attendre… Je vois enfin une paire. JJ en BB (youpi) ! Raise de la SB, 3Bet de ma part, 4Bet de la sienne. Bim, bam, boom, all-in. Le joueur a QQ. Avec un stack peu conséquent et sur un format aussi agressif, la confrontation est inévitable. Je suis mal tombé. Next !

3 novembre, Event 5 (50 € Rebuy - 6MAX) : un tournoi dont j’ai assez peu de souvenirs. Si ce n’est que j’ai une fois de plus souffert sans jeu. Souvent suckout à la river, je survivrai pourtant prêt de 3 heures dans ce tournoi. Alors que je suis short-stack de la table, un joueur ouvre au bouton, je suis en big-blind et trouve A8s. Allez hop, l’heure d’envoyer la couscoussière pour ce qui devait être ma 2ème meilleure main de départ en 3 heures. Callé par KQ. Queen au flop. Next !

5 novembre, Event 7  (100 € - Shootout Turbo) : enfin un tournoi turbo ! A vrai dire, pour avoir beaucoup pratiqué le format turbo, je pense avoir ma chance dans cet event. Qui dit turbo, dit aussi variance plus importante. Bien que je ne crois pas aux cycles, c’était une bonne occaz’ pour espérer que la chatte pointe enfin le bout de son museau. Eh ben non, 4 minutes après le début du tournoi, je suis déjà OUT !  Un joueur limp UTG, le joueur au cut-off raise. Au bouton, je décide de just call, avec 7-8 de cœur. Le limpeur suit. Flop : AJ de cœur et un 7. Le genre de flop où on sait d’avance que ça risque de voler, d’autant plus sur un format SNG turbo. Le limpeur check, le relanceur préflop Cbet, j’attaque le tirage en le raisant. Le limpeur me min-raise hors de position, l’autre joueur sort du coup, je just call et décide de voir la turn. Turn : 8. Double paire + tirage couleur. Le limpeur donk bet et je lui envoie mon tapis. Il call, il a AJ, je ne touche pas la rivière.  Pas spécialement certain de mon play. Mais bon, j’ai souvent vu ces limpeurs faire ce genre de move avec juste l’AS. Et puis, entre la taille du pot, ma potentielle fold equity quand j’envoie mon tapis et l’équité de ma main avant la river, je pense qu’il est assez difficile que je ne me retrouve pas all-in au turn dans un winner take all. Next !

6 novembre, Event 8 (300 € - 9MAX) : le 2ème plus bel event des FCOOP. La table s’annonce compliquée avec Mo La Barre, Tiltiana (très bons joueurs réguliers de PS.fr) et plusieurs étrangers. 1ère main Mo La Barre, raise au bouton. La small blind call. En big blind, j’ouvre KQs. Je décide de 3Bet. Mo me min-4Bet. La small blind fold. Assez révélateur d’un manque de confiance, je just call OOP avec une main toujours difficile à manier hors de position. En temps normal, sachant que Mo est un joueur agressif j’aurais très certainement opté pour un 5Bet (ou éventuellement un fold) avec tant de profondeur. Baby flop avec un tirage backdoor flush pour moi : il CBet. Je fold ! Là encore, je manque clairement d’agressivité. Bien dans ma tête, j’aurais tenté de l’outplayer en le check-raisant. Bon pas grave, je me dis alors. Peu de jetons perdus après tout. Quand on est en mode calling-station, on trouve toujours de bonnes raisons de justifier ses pertes de jetons ^^

Quelques mains plus tard, je trouve QQ. Wow, ma meilleure main en une semaine de FCOOP ! Le joueur à ma droite en début parole relance, je le 3Bet, il call. Flop T67 rainbow. Il donk bet, je just call, pour le garder dans le coup et ne pas spécialement faire grossir le pot. Turn : un anodin 2 qui fait juste rentrer le tirage à cœur. Il donk bet à nouveau, je décide cependant de le raise pour value contre une top paire au flop. Il re-raise tout petit petit, j’ai quasi rien à ajouter. River : 3 de carreau. Il bet 2/3 pot. Aie aie aie ! Aucune info sur le joueur. 3 barrels bluff ? AT, KT ? 45 ? 67 ? JJ ? A vrai dire, je sais qu’un bon joueur, va souvent attaquer son brelan dans ce spot. Sachant que les chances que j’ai une over-paire dans un pot 3bet en début de parole sont grandes. Ma tête allume alors les warnings et m’ordonne de ne pas caller en me disant « Chris, il a brelan. Chris, putain fais pas le con, tu le sais ! ». Pourtant, après de longues secondes, mon doigt, lui, opte pour le fish call.  Il peut alors me montrer TT pour brelan max. Il ne me reste alors plus que 6200 jetons sur les 20 000 du départ. Habituellement, je suis tout à fait capable de jeter mes cartes dans ce genre de spots. Là, après une semaine de frustration sans jeu, je n’ai pas eu la force de le faire. Le reste de mon tournoi sera de la merde, en mode survie-spectateur. Je suis blasé ! Je bust au 2ème break en tentant de resteal avec un miraculeux AJ. Un joueur dans les blindes se réveille avec KK. Next !

7 novembre, Event 9 (100 € - KO) : un tournoi lors duquel, je tente de limiter la variance en jouant mes cartes. Mais bon comme d’hab, pas de jeu. J’arrive cependant à atteindre le 1er break avec le stack de départ en chippant un coup par ci par là. Les minutes passent, je ne joue pas beaucoup, montre une image sérieuse. Mes rares relances sont 3bet, je lâche préflop. Puis un joueur raise au cut-off, je 3bet au bouton avec KQh. Il call. Flop : AhQ6. Je CBet, il m’envoie son tapis plus imposant que le mien dans la bouche. Je fold. Je finirai par pousser mon tapis avec 88 un peu avant le 2ème break, callé par un joueur en fin de parole avec JJ. Le plus insipide des tournois de ces FCOOP vient de prendre fin. Next !

Voilà donc comment se termine ce 2ème compte-rendu. Une semaine de FCOOP où rien n’a été : pas de jeu, quelques plays dégelasses ^^, des rencontres, des suckouts, et aucun chattage. Dans les autres tournois, c’est la même histoire, je suis en chute libre. Malgré tout ça, j’ai eu la bonne idée de staker un joueur qui a fait une superbe performance lors de l’event 8 (tournoi à 300 €). J’ai vécu son tournoi jusqu’au bout de la nuit. Mes FCOOP sont remboursés. Espérons que les jours qui viennent, mes stakers auront la joie de vivre les mêmes émotions. A suivre…

Par Xewod - Publié dans : Humeur - Communauté : Poker en ligne
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Mercredi 2 novembre 3 02 /11 /Nov 03:03

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Comme prévu, voici le 1er compte-rendu de mes FCOOP2011. La série qui a commencé dimanche est d’ores et déjà un franc succès. En effet, dès le 1er tournoi la garantie a été pulvérisée. Les 300 000 € garantis se sont transformés en 463 000 € au terme des inscriptions tardives. Pas moins de 5098 joueurs sur le pied de guerre !

20h, la partie débute et je tente immédiatement d’être agressif. Malheureusement pour moi, la table est un peu folle. La plupart de mes C-bet  au flop se voient opposer des all-in en réponse. Une folie ! Je lâche plusieurs fois top paire top kicker dans ces circonstances. A ce moment-là, je n’ai pas envie de jouer mon tournoi contre ce qui devait très certainement être des tirages sur-joués. S’en suivent plusieurs coups, où je me fais suckout sur la river par des sangsues qui s’accrocheront à leur tirage comme des moules à un rocher breton.

Par deux fois, pourtant, j’arriverai à mettre leurs jetons dans mes filets. Une 1ère fois, où je relance des blindes avec KQo, l’open-limper fidèle à sa tactique de suceur de roue suit comme toujours. Flop : AJ à trèfle et un 7 de carreau. J’ai la Q de trèfle (tirage quinte + tirage backdoor flush). Je C-bet, il call. La turn est une carte magique : T de cœur. Cette fois pas de doute, j’ai le jeu max : ) Je décide de bet le turn. Si jamais, il est une fois de plus à tirage couleur, en aucun cas je ne veux lui offrir une river gratuite. Et puis, c’est un board qui touche beaucoup de mains. Avec la moitié du tapis de départ au début du coup, j’espère donc voir le coup s’emballer à ce moment précis. Il just call. River 8 de pique. Je conserve le jeu max ^^ Je bet à nouveau la river. Il se met all-in, je call et le joueur me montre un bon vieux T9o des familles pour quinte inférieure. Tel est pris qui croyait avoir suckout ^^

Revenu au tapis de départ, la main suivante le même joueur open-raise 4BB. Je me contente de caller au bouton avec 33. La big bling rentre également dans le coup. Flop 34 de pique et K de carreau. Check de mes adversaires, je mise. All-in instantané de la big blind, que je call avec grand plaisir. KJo pour lui. Je lui prends son tapis et passe à 15 000 jetons. Je me dis à ce moment-là que j’aurais certainement dû caller ces all-in fantasques au flop en début de partie. Mais voilà, plus facile à dire qu’à faire… Morale de cette 1ère partie de tournoi : la patience aura finalement eu raison du grand n’importe quoi ^^

La suite sera une longue traversée du désert. Rien, que dalle, nada… Pas une main jouable. Même pas un petit 75s UTG à se mettre sous la dent (ninja) ! Quelques tentatives de 3bet bluff tout de même avec des mains nullissimes sur les joueurs les plus agressifs, mais toujours renvoyé dans mes 22.

Finalement, je me retrouve sur une nouvelle table, alors que je souffre depuis des heures. Julien « Yuestud » Brécard, joueur pro multicartes de PS.fr, est lui aussi assis à la table et vit les mêmes souffrances que les miennes (lol). Seule bonne nouvelle, le jeu entre 15 et 20 BB,  reste une zone que je pense plutôt bien maitriser.

Nouveauté de cette édition 2011, les FCOOP sont commentés en live sur le streaming de « La Maison du Bluff ». Les commentateurs la jouent multiplex radiophonique plein de vie. Si je vous en parle, c’est que ma table sera à l’honneur de longues minutes sur le live. Les animateurs veulent voir du sang : )

Ce que je vais finir par leur offrir (lol). Julien Brécard relance en middle position alors que je suis en big blind. J’ai une paire de 2 en main. Je sais à ce moment-là que je vais pousser mon tapis, pourtant je laisse s’égrainer le timer quelques secondes pour faire monter un petit peu la pression et surtout pour que les commentateurs s’en donnent à cœur joie ^^ Me voilà donc all-in et Julien Brécard call. Ma paire se voit opposer un KQo. Le board se déroule et ça tient ! Julien est quasi-mort avec une demi blinde dans sa besace.

Les minutes suivantes seront du même acabit qu’avant mon double up. Mon tapis fond à vue d’œil, pour tomber aux alentours de 11 000 jetons sur des blindes 350/700. C’est alors qu’un joueur short-stack à ma droite pousse son maigre tapis. Je reshove avec 99. Malheureusement, un joueur se reveille au bouton avec AA. Le joueur short-stack a A8. Un As au flop vient immédiatement anéantir mes infimes espoirs de bad-beat. Game-over après près de 5 heures de jeu. Une 1376ème place sur 5098 joueurs, bien loin des 675 places payées. Au terme du Day2, c’est un Allemand qui s’impose pour 72 782 €. Ironie du jeu, il était le seul étranger restant à partir de 18 joueurs. Un joueur très agressif qui mérite amplement sa victoire.

Hier, FCOOP#2. Un tournoi à 100€ avec 1 rebuy et 1 addon. Un tournoi que j’attendais avec impatience. Comme toujours je rebuy d’entrée. Je me sens bien, j’ai espoir d’aller très loin. Epic fail, puisque je sortirai après à peine 5 minutes de jeu ! Comment est-ce possible, allez-vous me dire ? Un setup inévitable ? Un bad-beat alors que j'avais AA dans un coup parti préflop ? Eh bien non…

Sur cette table, il y a un joueur que je connais bien. Un certain _STRRRONG_ , tout droit venu d’Helsinki. Un LAG parmi  les LAG aux stats des plus flatteuses : )

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Je le croise quasi-quotidiennement sur les tournois réguliers de PS.fr. Un des joueurs les plus agressifs évoluant sur la poker-room. Alors que je reçois une paire 9, il relance. Je décide de 3Bet. Connaissant le spécimen, je me doute qu’il risque de ne pas l’entendre de cette oreille. Effectivement, il me 4Bet hors de position. Face à la plupart des joueurs, j’aurais stoppé l’action ici en début de tournoi. Face à lui, je sais que mes 9 sont dans la très grande majorité des cas devant, je l’ai vu jouer plusieurs fois cette séquence depuis quelques semaines. Le genre de joueur over-rollé qui aime impressionner ses adversaires en étant toujours très agressif et tout à fait capable de mettre l’intégralité de son tapis avec 78s. Je décide donc de le 5Bet tout en sachant que j’irais au bout de l’action quoi qu’il arrive. Il 6Bet… Je 7Bet all-in, il call. Ses cartes se dévoilent, il a AKo. Clairement, le haut de sa range. Mais comme entrevu au départ du coup, il n’a ni AA ou KK. Ma main n’est pas dominée, je suis en coin-flip. Flop : J62 rainbow. Jusqu’ici tout va bien. Turn : 8. Ça commence à sentir bon. River : K. Riverstared et OUT du tournoi.

Forcément, un peu sonné de terminer mon tournoi à peine commencé sur un move aussi spewy… Mais quelques minutes plus tard, je me rappelle que j’ai joué de nombreux coups de ce type contre ces joueurs nordiques depuis quelques semaines. Très rarement, j’ai été dominé préflop. Souvent, je me suis retrouvé tout en haut du classement dès le début du tournoi à peine la partie commencée. C’est d’ailleurs l’une des évolutions majeures dans mon jeu en MTT : accepter le combat phsycologique contre les joueurs les plus agressifs et donc accepter le jeu haute-variance.

Lors de ces 2 premiers tournois, les paires de 9 ne m’auront donc pas porté chance. Si je regarde par l’autre bout de la lorgnette, je me dis que la série de tournois ne fait que commencer et que suis loin d’avoir déposé les 9. Après une journée de break, RDV avec le tournoi 4MAX à 300€ dès ce soir. Que les 9 soient avec moi ^^

Par Xewod - Publié dans : Divers - Communauté : Poker en ligne
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Vendredi 28 octobre 5 28 /10 /Oct 13:08

FCOOP-2011-PS.jpg

Voilà, on y est (ou presque) ! Les FCOOP démarrent ce dimanche. Avant toute chose, je voudrais adresser tous mes remerciements au 21 stakers qui m’accordent leur confiance pour l’occasion.

En effet, il y a deux semaines environ, j’ai publié un billet dans lequel je faisais un appel au staking. 145 parts à 10 euros qui sont parties en quelques jours. Comme souvent sur ce blog, depuis que je l’ai ouvert, j’ai voulu permettre à toutes les bourses de participer à l’opération.

Les FCOOP commenceront par un tournoi à 100 € sur 2 jours et 300 000 € garantis. Un super Sunday Special en somme. En fait non ! Hormis toute considération financière, remporter un event FCOOP, ça n’a pas de prix ^^ Il faut dire que Poker Stars a toujours su faire monter la sauce pour valoriser ses séries de tournois, aussi bien sur le .com que sur le .fr.

A la TV ou ailleurs, Poker Stars nous vend les FCOOP comme étant les championnats de France de poker en ligne. Ce qui est parfaitement faux dans l’énoncé ! On ne devient pas plus champion de France  de poker si on remporte un event FCOOP qui si on remporte un event Winamax. A ma connaissance, il n’y a pas de fédération française du poker en ligne reconnue par le ministère des sports et des loisirs, qui chapeaute la série. Pourtant, la suprématie du géant sur le secteur est telle que tout le monde acquiesce tacitement.

Avec des buy-in qui vont de 100 € à 1000 €, les FCOOP sont élitistes. J’aurais aimé voir des buy-in low (aux alentours de 10 €) en parallèle, comme lors des SCOOP, qui puissent permettre au plus grand nombre d’être de la fête. Mais voilà, le cœur a ses raisons que les marketeurs ignorent. La chasse à l’un des 16 bracelets mis en jeu, est donc réservée aux plus riches. Les autres devant se contenter de tenter leur chance via les satellites ou d’être spectateurs de l’évènement.

Les FCOOP, c’est aussi l’occasion de voir débarquer en masse les joueurs réguliers d’autres poker-rooms (Everest Poker, Winamax, Ongame, etc). L’odeur des euros qui couleront à flot, va également attirer, à coup sûr, un grand nombre de joueurs étrangers. Notre législation est ainsi faite. Notre gouvernement a décidé d’autoriser les joueurs étrangers à venir sur les poker-rooms en .fr et interdit aux poker-rooms étrangères de nous accueillir. Une partie de la communauté online est d’ailleurs grandement irritée depuis de nombreux mois de voir tous ces étrangers venir piller le vivier français. Pour de nombreux joueurs, ces étrangers mettent à mal l’écosystème de poker online français. Ni racisme, ni peur d’affronter ces joueurs dans leurs propos… juste l’impression d’être pris pour des cons et d’être des vaches à lait d’une législation qui n’a eu pour but réel que de taxer les joueurs. Pour beaucoup, l’économie française ne reverra jamais l’argent gagné par les mercenaires étrangers, alors que nous devons nous plier à une taxation lourde et forcée, sans contrepartie. Et puis, à force de tourner en vase clos, « la chaine alimentaire » est mise à mal : les plus faibles finissent par disparaitre, ce qui met de facto en péril la survie des plus forts (joueurs gagnants). Ce ne sont bien évidement pas les joueurs étrangers perdants qui viennent jouer sur PokerStars.fr.

Bien sûr, les joueurs étrangers gonflent les prize-pool. Bien sûr, il est sympathique de croiser autour des tables des joueurs de tout horizon. Mais si le Main Event des FCOOP, et ses 200 000 € garantis pour le vainqueur, est remporté par un étranger, les joueurs français auront une fois encore l’impression d’avoir été les cocus de l’ARJEL. Comme si un lointain cousin beau gosse au 8ème degré dont on n’a jamais entendu parler mais que l’on a tout de même convié à la fête, repartait avec la mariée et les cadeaux.

Trêve de griefs, la fête va être belle à ne pas en douter. Les prizes-garantis seront très certainement pulvérisés. Pour ma part, comme vous le savez, je serai sur le champ de bataille pour défendre nos couleurs (lol). Pour me suivre en live durant cette série de tournois, n’hésitez pas à vous connecter à mon Facebook. Wish me luck !

Par Xewod - Publié dans : Humeur - Communauté : Poker en ligne
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